Du lyrisme dans le génome

Ou une croisade lyrique protéiforme

 

 

 

Trois générations, trois ténors...

André, Thierry et Julien… pour les béotiens, les étourdis ou les absents du territoire depuis 70 ans… les Dran !

Ce phénomène pour être inhabituel n’en est pas moins explicable biologiquement mais pas dans la suite des événements qui feront que chacun ont fait ou font une carrière, seul l’esprit peut être un fil conducteur.

Et c’est toute l’aventure que nous vous proposons.

L’ADN mitochondrial humain permet de retracer les relations généalogiques entre individus. Ces trois ténors, père, fils et petit fils, on ne peut le nier, se ressemblent. Mais !

Combien d’agriculteurs, de professeurs d’économie, de maçons, de meurtriers, on fait des enfants qui ne sont pas devenus, agriculteurs, professeurs, maçons ou meurtriers ?

Pire. Il existe des individus ayant une fonction sociale transgénérationnelle quasiment mystique, les banquiers par exemple ! Combien de générations ont été emmerdées, allons restons corrects, exploitées par des dynasties financières transgénérationnelles.

Mais ce ne sont là que des individus qui n’avaient qu’à suivre l’exemple de papa, le chemin était tout beurré par papa... non, les forces obscures de l’argent n’ont rien à voir avec le génome, ou alors les mitochondries l’ont négocié en bourse et cela, la biologie ne le signale pas...

 

Revenons à notre ADN.

Il nous est venu une idée aussi « sotte que grenue » pardon, saugrenue : jouer à Jean Baptiste Poquelin, dit Molière. Prétentieux ? Non, admiratif !

Fabriquer une compagnie « La Croisade lyrique » pour « bidouiller » nos propres artistes lyriques performants. Faire que l’ADN de notre compagnie comporte essentiellement des mitochondries consacrées à l’art lyrique, comme nos trois ténors l’ont vécu à des époques différentes, avec des moyens différents mais en gardant le même esprit.

Puisque, pléthore de jeunesses lyriques se lancent dans la carrière avec leur sac à dos plein de notes et d’illusions avec pour seules cordes de rappel les agents artistiques multitâches, nous, nous avons envisagé de partir en croisade pour reconquérir l’esprit de troupe.

Monique de Pondeau

Pourquoi ?

Il nous a semblé grâce à notre expérience transgénérationnelle que les gens qui fréquentent la même équipe, se sentent mieux.

Mais ce n’est pas tout, il apprennent leur métier !

Alors oui, nous savons ce que l’on nous dira… les sous, la fidélisation, l'indéfectible égocentrisme du chanteur comédien et tout et tout... Et à cela je rétorque :

Il suffit de leur mettre le marché en main : « tu ne seras pas bien payé, tu n’auras pas besoin d’être fidèle, tu seras accueilli sans à priori, tu recevras les conseils de personnes de terrain qui ne se la pètent pas tout en exigeant de toi que tu te crames l’ego, tu te feras engueuler de temps en temps par un metteur en scène despotique mais aimant, tu verras tes partenaires longtemps, même jusqu’à ne plus les supporter mais c’est cela une famille, tu joueras plein de fois la même pièce jusqu’à la vomir, mais c’est cela savoir un ouvrage.

Bref, le tout dans une indéfectible fantaisie et sans se prendre pour la Callas, tu risques d’être heureux de vivre en faisant ton boulot.

 

Thierry Dran

La Croisade lyrique

Avenue du Lac

Résidence Babord

Appartement 59

33990 HOURTIN 

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Mise à jour

31/01/2020

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